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Les 4 erreurs fatales du Cameroun sur la communication contre le coronavirus



Après la communication spéciale du PM chef du Gouvernement en date du17 mars rendant public au nom du président de la République le plan d’action gouvernemental en 13 mesures contre le coronavirus, le ministre de la Santé Publique du Cameroun, Malachie Manaouda, a donc fini par convoquer la presse camerounaise le 25 mars 2020 pour présenter la riposte camerounaise face à cette crise sanitaire mondiale et d’en appeler également au devoir de solidarité et de responsabilité de la presse nationale. Au-delà de ce retard à l’allumage – mais ne dit-on pas que mieux vaut tard que jamais – il reste que la communication telle qu’elle est vécue depuis quelques semaines dans notre pays, et telle qu’elle a été exposée par le ministre en charge de la Santé publique appelle des questionnements et pose naturellement quelques problèmes du point de vue des experts de la communication, particulièrement pour ceux pouvant justifier d’une expérience dans le domaine de la santé.

De ma position d’observateur averti à cet égard, et étant moi-même un professionnel de la communication, promoteur et dirigeant d’une agence conseil spécialisée en communication pour le développement au Cameroun, et donc familier de ces problématiques de communication sociale et d’intérêt général, je décèle dans la communication gouvernementale contre le coronavirus des insuffisances et des erreurs dues à une approche plus ou moins confuse et pas assez contextualisée, et risquant de manquer les cibles en raison des messages de prévention et de traitement sans prise directe avec les réalités organisationnelles et socio-culturelles de notre pays. Pourtant, notre mémoire institutionnelle sur la lutte contre le VIH/SIDA devrait tant nous apprendre en termes d’outils suffisamment inspirants en matière de lutte contre une pandémie.

Au regard de la gravité de la situation, des nécessités de rattrapage et d’anticipation s’imposent pour porter notre stratégie de communication à hauteur du défi. Sur cette base, les 4 erreurs fondamentales ci-après sont à éviter dorénavant.



Dans leur gestion de la pandémie du coronavirus, beaucoup de pays d’Afrique tentent de s’inspirer et de répliquer les mêmes mesures que celles prises en occident dont la plupart sont recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le Cameroun en fait naturellement partie. Il s’en suit une communication calquée sur le modèle occidental et axée sur la promotion de ce qui est désormais convenu d’appeler « gestes barrières » et confinement. Se laver les mains régulièrement, éviter tout contact humain notamment par les poignées de mains, les bises et les chaudes embrassades, maintenir une distance respectable d’au moins un mètre avec ses interlocuteurs, éviter de grands rassemblements et, dans la pire des situations, s’auto-confiner, voulant dire rester chez soi. Voilà la pédagogie.

Nous ne disons pas qu’il ne faille pas promouvoir ces mésures barrières, mais il faut faire plus, en recourant à un langage et un argumentaire sans doute différents et qui tiennent compte des réalités de notre société, de ses préjugés, de ses croyances, de ses habitudes comportementales y compris de ses scepticismes. C’est dire qu’auparavant, nous devons aller au-delà des thématiques génériques à la mode qui cristallisent la communication gouvernementale contre le coronavirus au Cameroun, il y a des silences qu’il faut sans doute corriger car des doutes persistent sur la capacité réelle du pays à faire face à la pandémie.

Qu’est-ce qui est fait par le gouvernement pour augmenter sa capacité de prise en charge médicale des malades sur l’ensemble du territoire national ? Combien d’unités de prise en charge identifiées sur le territoire national ? Combien de lits aménagés ? Combien d’appareils d’assistance respiratoire mobilisés ? Combien de personnels de santé formés, combien de bénévoles recrutés ? Voilà le type de questions auxquelles des réponses claires et précises anticipées auraient pu fixer les camerounais sur la capacité réelle de leur pays à prendre ou non en charge un grand nombre de malades et, en conséquence, à évaluer eux-mêmes le risque qu’ils prennent en continuant de s’exposer imprudemment au virus.

Où vit le Covid 19 ? Sur quelles surfaces de prédilection et pour combien de temps par surface ? Le virus se démultiplie-t-il sur les surfaces sur lesquelles il se pose, à quelle proportion et dans quels délais ? Quelle est sa durée de vie dans l’organisme d’un porteur asymptomatique et pendant combien de temps ce dernier peut-il transmette le virus bien que ne faisant pas la maladie ? Quelles sont des précautions individuelles et collectives à prendre dans les lieux de travail, les domiciles privés, les lieux d’habitation collectifs ? Faut-il désinfecter à l’eau de javel ? Quelles précautions spécifiques prendre en cas de contamination d’un membre de la famille avec lequel on vit dans la même maison ? Autant de petites questions apparemment anodines, mais dont les réponses pourraient aider les populations à se prémunir de l’infection au virus.

Un autre grand questionnement est de savoir dans quel cadre se réunissent les experts et scientifiques camerounais pour mieux conseiller les autorités tant sur le comportement du virus que sur son évolution, voire ses adaptations selon l’environnement et le cadre de vie.  Par exemple, dans un pays où l’accès à l’eau est difficile et où les routes asphaltées sont rares dans nos quartiers et villages, l’énorme poussière que nous inhalons au passage des véhicules, motocyclettes et autres engins roulants peut-elle transporter le virus ?

Sur un autre plan, la stratégie de communication – puisqu’il y en a visiblement une  - devrait prendre en compte tous les aspects liés à notre contexte notamment social, environnemental et culturel pour l’adapter davantage à nos réalités et permettre que le message parvienne à l’ensemble des populations.



Les chiffres sur le mode et le rythme de propagation du coronavirus démontrent à suffisance que c’est dans les milieux de vie et de socialisation des populations que le virus trouve un terrain fertile : les lieux de travail, les établissements scolaires et universitaires, les transports publics, les lieux de grand regroupement (marchés, centres commerciaux, lieux de culte, funérailles, mariages, évènements sportifs et autres évènementiels réunissant de grandes foules). Pour les occidentaux, la solution est toute trouvée : confinement partiel d’abord, et ensuite totale au fur et à mesure que la situation s’enlise, avec dans la foulée, une pléthore de mesures sociales et économiques qui permettent de favoriser ce confinement et d’en réduire l’impact négatif sur la survie quotidienne des citoyens : rationnement alimentaire, télétravail, e.learning, courses en ligne (grâce au e.commerce), compensations économiques pour les groupes les plus vulnérables et les entreprises, etc.

Le Cameroun peut-il s’offrir ces mêmes moyens ? Assurément non ! D’où la nécessité d’adapter sa riposte à sa situation réelle et à sa capacité d’intervention. En un mot il s’agit prioritairement de mettre l’accent sur une stratégie préventive complète, massive et efficace, en y intégrant notamment ses spécificités socioculturelles. Sans quoi certaines mesures peuvent s’avérer purement utopiques ou à tout le moins limitées. En l’occurrence, l’auto confinement dans un environnement économique où l’immense majorité de la population se nourrit au jour le jour (à chaque jour suffit sa peine) peut s’avérer très difficile à respecter en l’absence des mesures d’accompagnement et de solidarité bien ciblées. Communiquer dans ce cas pour le promouvoir se révèlerait simplement vain.

Au Cameroun, l’infection, comme du reste dans les autres pays du monde, trouvant son terreau dans les communautés, c’est au sein de ces communautés qu’il faut également organiser la communication. Ne plus se limiter aux seuls médias de communication de masse, mais identifier et exploiter tous les canaux et relais communautaires qui existent pour faire passer le message de prévention à des populations dans leur milieu de vie et de travail : les associations et tontines des « bayam-sellam » dans les marchés, les syndicats des taximen et autres transporteurs urbains et inter-urbains dans les gares routières, les associations et tontines des « benskineurs » dans les grands carrefours où ils viennent rabattre leurs clients, les chefferies traditionnelles, brefs toutes les organisations à base communautaire auxquelles il faudrait ajouter les organisations professionnelles, les administrations sectorielles, les ONG et Associations qui travaillent déjà avec les communautés, les radios communautaires, etc. Pour ce faire, des mesures adéquates devront être prises pour protéger les agents sensibilisateurs au contact des populations en situation de travail, exactement comme c’est le cas pour le personnel médical et paramédical astreint à la prise en charge des malades et personnes infectées.

Bien évidemment, pour qu’une telle mobilisation sociale porte, il faudrait en amont former les points focaux communication et les agents sensibilisateurs à tous les niveaux et renforcer leurs capacités d’action par un minimum d’apport en moyens financiers et ressources matérielles (supports de communication, moyens de transport, kits pédagogiques…). Ce dispositif communautaire a bien fonctionné dans la riposte contre le VIH/SIDA et dans d’autres problématiques sanitaires et socio-éducatives et d’animation socio-culturelle. Il s’agit de capitaliser dessus en élargissant simplement leurs sphères d’intervention ou en réorientant, dans les conditions d’urgence actuelles, leurs champs de compétence à la prévention contre le coronavirus. Bref, il s’agit de transformer toute la société camerounaise en une gigantesque organisation communautaire de pair-éducation pour que le message de la prévention soit porté par tout le monde et partout dans les communautés et que les changements de comportement attendus soient adoptés et installés sur la durée. Chacun travaillant dans son milieu de vie dont il connaît bien les usages et les coutumes, c’est cette grande mobilisation sociale qui va favoriser le civisme individuel et la prise de conscience au sein de la population.



C’est le péché majeur qu’un pays non doté peut commettre, mais pas le Cameroun. Le Cameroun ne devrait pas car c’est un domaine d’expertise où il dispose de beaucoup de compétence et sur lequel il pourrait porter assistance technique à tout pays demandeur. Habitués à combattre les grandes pandémies (VIH-SIDA, paludisme, tuberculose) et de multiples épidémies (choléra, rougeole, fièvre jaune, poliomyélite), beaucoup de pays africains disposent a priori de l’expérience suivant laquelle la simple information sur ces pandémies ou épidémies ne suffit pas à impulser le changement de comportement attendu.

En effet, le changement de comportement est plutôt difficile à impulser tant ses facteurs déterminants sont  corrélés à nos traditions, nos cultures, nos préjugés sociaux, nos modes de vie, etc. C’est donc d’abord à ces facteur déterminants qu’il convient de s’attaquer pour parvenir au changement de comportement souhaité. Dans ce cas, la communication doit se focaliser davantage sur les risques liés à certains modes de vie et traditions, et à la prise de conscience du lien santé-environnement.

L’exemple de la communication dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA est édifiant dans l’expérience camerounaise de lutte contre cette pandémie. Au départ, on a cru au déclenchement de la pandémie qu’il s’agissait simplement d’informer les populations sur les formes de contamination du virus et les moyens de l’éviter (le fameux triptyque « abstinence-fidélité-préservatif ») avant de se rendre compte que le défi était au-delà de cette information de base. Et finalement c’est en s’attaquant aux facteurs socio-culturels et comportementaux (pauvreté rampante, sororat, lévirat, dogmes religieux, analphabétisme, addiction aux marabouts, dénie de la maladie, stigmatisation, pratiques médicales socio-traditionnelles à risque, etc.) qu’on a pu passer d’un taux de contamination de 11,5% de la population au début des années 2000 à un taux de contamination de 2,5% aujourd’hui. Et ce n’est pas en diffusant quelques messages de prévention et de prise en charge (simple information) dans les médias de masse que sont la télévision, la radio, la presse écrite, l’affichage et le digital que ce résultat a été obtenu. Mais bien plus, c’est en mobilisant tout le corps social à travers une approche multisectorielle et décentralisée que le pays a pu durablement inverser la tendance. Cette expérience réussie devrait être rapidement réactivée et servir dans la lutte actuelle contre le coronavirus dans laquelle le Cameroun est engagée aujourd’hui « de concert avec le reste du monde ».

Malheureusement dans le monde entier, avec l’avènement des réseaux sociaux, la communication est bousculée, constamment manipulée par la vague des fake news qui tendent à imposer leur diktat s’il n’y a pas de réplique et une veille permanente de ré-information. Ce qui semble nous manquer en ce moment.

Le week-end dernier a été particulièrement riche en rumeurs sur la crise sanitaire actuelle au Cameroun. Des messages sur WhatsApp et les réseaux sociaux, repris par le bouche-à-oreille ont annoncé la « décision gouvernementale » sur le confinement total dès lundi dernier sans que jusqu’à ce jour, il n’y ait la moindre réaction du gouvernement. D’autres messages circulant dans les mêmes médias ont annoncé que le gouvernement aurait demandé à tout le monde de se barricader chez soi dans la nuit de dimanche à lundi parce que, disaient-ils, des avions allaient procéder à l’épandage aérien des produits désinfectants pour tuer tous les virus contenus dans la nature. Certaines de ces rumeurs assurent la promotion de toute sorte de « potions magiques » susceptibles de conférer une immunité naturelle à l’organisme ou de tuer le virus inhalé partout où il se trouve dans l’organisme. D’autres enfin, plus nocifs encore, conseillent aux camerounais de refuser les vaccins contre le Covid-19 qui leur seraient bientôt proposés par des médecins occidentaux annoncés au Cameroun au motif qu’ils seraient porteurs de coronavirus à l’effet d’exterminer la race noire dans le monde.

Autant d’inepties auxquelles les camerounais accordent hélas beaucoup de foi sans la moindre vérification. Tout ce qui est écrit est vrai et largement diffusé et partagé. Le gouvernement devrait faire beaucoup plus attention et ne pas se laisser déborder par les fake comme c’est encore malheureusement le cas dans le contexte de psychose et de panique généralisées actuel et face auxquels le silence du gouvernement laisse songeur. Une telle attitude concourt naturellement à faire perdre la main au gouvernement sur la communication contre la pandémie, et en conséquence à la transférer à la rue. Or la rue c’est la désinformation. Cette situation  est d’autant plus incompréhensible que nous sommes en période de crise où il est admis en règle générale que c’est celui qui prend la parole en premier qui emporte la bataille de l’opinion.

Plus grave encore dans le cas du Cameroun, le gouvernement, pour avoir laissé la rue le devancer sur la communication relative à certains aspects de la pandémie, pour avoir communiqué lui-même de manière partielle sur certains de ses thèmes de prédilection, et pour avoir enfin envoyé lui-même des signaux contradictoires par le comportement de certains de ses hauts dignitaires violant publiquement les consignes de mise en quarantaine, s’est presque totalement décrédibilisé en tant que source d’information et détenteur du lead sur la communication contre le coronavirus. En essayant de reprendre la main à travers la conférence de presse de mercredi dernier du ministre de la Santé publique, le gouvernement s’inscrit dans une démarche réactive et une communication défensive dont la facture risque d’être encore plus élevée pour l’État lui-même et pour la population. Ce qui donne pleinement raison à ce dicton très connu des professionnels de la communication et qui dit que : « la communication coûte cher, mais la mauvaise communication coûte encore beaucoup plus cher ».



Peut-on conclure dès lors que tout est perdu du fait des 4 erreurs mises en exergue dans cette contribution ? Ma réponse est évidemment non car comme le dit un dicton populaire, « il vaut mieux tard que jamais ». C’est le sens que je donne à la présente contribution dont le seul but est d’attirer humblement l’attention de ceux qui nous gouvernent sur les erreurs à éviter et les alternatives possibles à explorer dans leur stratégie de communication contre le coronavirus. L’attitude paresseuse, qui du reste est humaine, est d’emprunter les sentiers-battus et de dupliquer simplement ce que tout le monde fait et s’illusionner que la société ingérerait pour que ça marche. C’est ce que nous avons fait jusqu’ici. Or la solution n’est pas dans le simplisme, nous pouvons-faire mieux : capitaliser nos bonnes pratiques en matière de communication pour le changement de comportement en contexte de pandémie toute proportion gardée cependant, utiliser l’expertise nationale en matière de conseil en communication dans notre pays, exploiter les dispositifs communautaires et l’approche multisectorielle et décentralisée comme ce fut le cas dans la lutte contre d’autres pandémies (VIH/SIDA, paludisme, tuberculose) dans le cadre d’une véritable stratégie relevée et inclusive de santé publique.

Plutôt que de continuer à mimer ce que font les occidentaux en matière de communication sur leur riposte à eux, disposant des moyens énormes (économie forte, moyens financiers conséquents, digitalisation de la vie économique et sociale, etc.), il convient pour nous, face à la réalité de nos moyens limités, et à la fragilité de nos structures économiques et sociales et de notre système de santé, d’innover. Telle est la voie à suivre, tel est le nouveau paradigme à expérimenter pour corriger nos erreurs du passé et rattraper une situation certes rendue difficile, mais qui n’est pas perdue a priori. Faire le contraire, c’est persévérer dans l’erreur. Or comme l’a dit pertinemment Sénèque, « Errare humanum est, perseverare diabolicum est ». Ce qui signifie : « L'erreur est humaine, c’est persévérer dans son erreur qui est diabolique ».

 

Alphonse ATEBA NOA

Expert en communication, marketing et digital

Associé-gérant de Inter’Activ Consulting (agence conseil spécialisée en communication pour le développement)

Membre de l’Association Camerounaise des Professionnels du Marketing et de la  Communication (ACPMC)

E.MAIL : contact@interactivconsulting.com





Commentaires

Yene souga Belmont

Au vu de la situation dans laquelle se trouve notre pays aujourd’hui face à cette menace, je trouve cette expertise tout simplement pertinente. L’état devrait s’entourer des pareils professionnels pour gérer m communication de tels événements.

Alphonse ATEBA NOA

Merci. Nous restons disponibles, moi et mon équipe en cas de sollicitation.

Bertrand Bitomol

Obtenir un changement de comportements particulier exige d’identifier une audience spécifique, de déterminer exactement le comportement voulu, puis de faire ressortir les déterminants/barrières empêchant le changement de se produire, et de bâtir des activités spécifiques.
En 2016, lors de la présentation des résultats de notre recherche sur « la communication gouvernementale sur la prévention de la maladie à Virus Ebola au Cameroun », nous relevions déjà et aujourd’hui vous, cet ensemble d’erreurs stratégiques et opérationnelles.

Alphonse ATEBA NOA

Le problème vient de ce que nos dirigeants confondent information et communication. Un ministre pense absolument que c’est parce qu’il a signé un communiqué lu à la radio, à la télévision et paru dans Cameroon Tribune que la population est informée et adhère. Ça ne se passe justement pas comme ça. Et en matière de communication pour le changement de comportement comme c’est le cas dans l’urgence sanitaire actuelle, c’est encore beaucoup moins évident.

Justin Aimé Tsanga Ebode

Bonne approche. A bon entendeur salut…

Alphonse ATEBA NOA

Many thanks

Valery Ngandimoun

Une contribution pertinente et innovante qui devrait éclairer la lanterne de nos hommes politiques dans la gestion optimale de cette pandémie meurtrière à l’échelle planétaire.
Je regrette foncièrement le fait que notre pays le Cameroun n’ai procédé à aucun casting sérieux de personnes ressources pouvant apporter leur expertise dans la communication de crise.
En effet, il n’est effectivement jamais trop tard pour bien faire notamment lorsqu’il s’agit de sauver des vies car le capital humain est un autre atout non négligeable du développement.
Agissons vite et de manière efficiente avant qu’il ne soit trop tard.

Alphonse ATEBA NOA

Il est encore temps pour rectifier le tir. Je vois quelques actions communautaires s’engager dans le sens que j’ai suggéré. Mais il manque encore de coordination et de cohérence car tout doit se faire dans le cadre d’une stratégie bien pensée d’avance, consignée dans un document, vulgarisée et mise en oeuvre par des acteurs pluri sectoriels avec un organe de coordination et de veille au dessus qui assure la cohérence des actions et apporte des mesures correctives. Dans la lancée actuelle, c’est du tohu-bohu et c’est pas bon.

Angoa

Très belle approche!
Tout en espérant que nos décideurs la liront pour en exploiter le contenu.
Good job!

Alphonse ATEBA NOA

Nous avons donné à titre de contribution ce que nous avons le mieux: notre cerveau. A eux d’en faire ce qu’ils veulent.

Daouda MOUNIAN

très bonne analyse Monsieur Ateba. Il est vrai que tout le monde admet que le bon comportement est la solution qu’il faut pour stopper la propagation du virus, mais très est fait pour promouvoir la communication qui engendre ce changement de comportement.

Alphonse ATEBA NOA

Nous sommes entrain de travailler sur un cadre de référence que nous allons transmettre dans quelques jours au gouvernement et qui pourrait servir, s’ils en conviennent de support d’appui à toute communication se rapportant à la crise sanitaire actuelle. Ce document sera publié sur ce site web et mis à la disposition du public. D’autres gouvernements africains pourraient s’en inspirer s’ils le souhaitent. Ce sera notre contribution à nous.

Audrey Lemoine

Analyse brulante, pertinente et plein de perspicacité, à mon humble avis. Le Cameroun doit (ré) agir pour stopper l’hémorragie, surtout celle relative aux fake news, phénomène véritablement funeste et dommageable eu égard aux actions de ripost enclenchées pour endiguer le covid-19. A ce propos, le Gouvernement, comme partout ailleurs, au delà de s’armer de RH compétentes devrait adopter une batterie de mesures dissuasives (lois répressives, institutions dédiées, etc.) afin de mettre hors d état de nuire les acteurs de ces informations hostiles non seulement aux citoyens camerounais mais aussi contradictoires à la réalité elle-même.

Alphonse ATEBA NOA

Oui, en effet, il faut utiliser la dissuasion, c’st sûr, mais sans négliger la persuasion, plus utile, plus efficace en matière de communication pour le changement de comportement.

Harmonie TCHOKOTE

Coup de chapeau à vous!
Approche très pertinente. Chaque point énuméré est porteur de sens et je pense que les décideurs devraient en tenir serieurement compte pour mener à bien ce combat. Pourquoi pas faire appel à de pareils professionnels pour plus d’expertise.

Alphonse ATEBA NOA

Merci pour l’avis positif.

Jeannette EPEE

Il y a encore de l’espoir… A condition que les mesures et les orientations gouvernementales soient adaptées à notre contexte et que nos dirigeants prennent des décisions courageuses et salvatrices là où cela sera nécessaire… Mais l’espoir de bien gérer cette crise et d’en sortir plus mûr demeure… Merci pour cette contribution enrichissante

Goens Ladisa Ionda

xcellente analyse Monsieur Ateba, vaut vraiment la peine d’être lue!
Pour répondre à la question concernant la duplication du virus , sachez que les virus ne se répliquent qu’au sein d’un hôte qui est une cellule de notre organisme, qu’il va parasiter .Cette réplication se fait grâce à une enzyme appelée la neuraminidase dont le virus se sert,d’où l’intérêt de renforcer notre immunité avec des produits de préférence naturels qui vont avoir un effet antiviral et immunostimulant de l’immunité.

Alphonse ATEBA NOA

Merci pour l’intérêt et pour la réaction. Notre souhait à tous est qu’on en sorte, le plus tôt possible et sans trop de casse.

Alphonse ATEBA NOA

Merci pour l’intérêt et pour la réaction. Notre souhait à tous est qu’on en sorte, le plus tôt possible et sans trop de casse.

OMBASSA Amour Joel

Je pense également à deux autres erreurs du gouvernement sur la gestion de cette crise sanitaire :
– ils se sont plus basés sur une approche politique que sur une approche behavioriste. Le fait donc de politiser la situation a créé un effet de spreindt. Désigner les préfets, les gouverneurs comme présidents des comités de gestion n’est toujours pas apprécié par les populations du fait des divers sentiments conflictuels qui existent entre les gouvernés et les gouvernants. Cette analyse peut se vérifier par la critique des internautes et de l’opinion publique sur les actions entreprises par le gouvernement et plus récemment les déclarations d’un magistrat municipal et d’un chef traditionnel.

– vous avez bien situé la différence entre l’information et la communication. Mais même dans la communication, il faudrait distinguer la communication publique de la communication sociale. Sur quoi ces différentes communications s’appuient-elles ? Les leaders d’opinion, les leaders religieux, les influenceurs, (bien qu’il difficile de mesurer l’impact d’une telle approche), je pense que le gouvernement a encore échoué à ce niveau car leurs communiqués n’avaient pas l’objectif de rassurer les populations mais plutôt de faire peur à ces populations à mon avis.

Toutefois, je me demande bien ce qui pourrait amener les Camerounais à changer de comportement et à être responsables durant cette période de crise.
La réponse à cette interrogation apporterait une avancée sur le style de communication adaptée aux différentes couches sociales de notre pays.



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